Comment choisir le logiciel de transport adapté à votre entreprise ?

Après une année 2020 chamboulée par la crise sanitaire, 2021 s’annonce comme une année charnière pour l’ensemble des secteurs d’activité. Celui de la Supply-Chain a été impacté par cette crise à différents niveaux selon les marchandises transportées et s’est adapté à cette crise, aux nouveaux modes de travail. Malgré l’impact important de la crise, les 37 000 entreprises du marché du TRM ont redoublé d’efforts afin de maintenir leur activité et ont pu générer un chiffre d’affaires de 200 milliards d’euros en 2020¹. Le transport routier de marchandises se révèle être un maillon majeur de l’économie française et connait aujourd’hui une profonde mutation : digitalisation, impact écologique, automatisation, dématérialisation des processus…

L’industrie du transport se développe dans un contexte où les consommateurs sont de plus en plus vigilants à leur impact environnemental et diversifient leurs moyens de consommation. Le trafic s’intensifie en raison d’une demande croissante et des nouveaux moyens de transport sont développés afin de répondre à l’ensemble des nouveaux besoins de la société.

Les nouvelles technologies, les ressources énergétiques, les nouveaux modèles économiques sont des leviers d’innovation pour évoluer vers un transport plus durable.

L’environnement au cœur des stratégies des transporteurs

L’enjeu environnemental est au cœur des stratégies d’innovation du marché. En effet, la transition écologique vise à diminuer les émissions de gaz à effet de serre, la pollution ou encore le réchauffement climatique. Le transport de marchandises est une activité particulièrement polluante et représente 26 % du total des émissions de gaz à effet de serre en Europe.

Quelles sont les tendances de l’année 2021 sur le marché du transport routier de marchandises ?

Le Volet 3 du Paquet Mobilité, relatif à la mobilité durable ambitionne de réduire ces émissions de 15 % d’ici 2024 et 15 % supplémentaires pour 2030.
Le ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement a lancé le dispositif Objectif CO2 qui accompagne les entreprises à agir durablement en valorisant leur performance énergétique. La lutte contre le gaz à effet de serre s’intensifie et un label a vu le jour en mars 2020 afin de reconnaitre un niveau de performance énergétique et environnemental chez les transporteurs routiers.

L’optimisation du dernier kilomètre dans le parcours du transporteur est un élément essentiel dans l’amélioration des processus. En effet les kilomètres à vide ont un réel impact sur les coûts de la société mais aussi sur l’environnement. Le challenge de cette année sera d’optimiser les tournées afin de réduire au maximum les derniers kilomètres à vide et rentabiliser sa journée, son exploitation.

Le développement des technologies : une digitalisation essentielle

La technologie a toute sa place dans le domaine du transport routier de marchandises et elle s’ancre de façon naturelle au cœur des stratégies.
En effet la digitalisation s’applique à l’ensemble des étapes du transport grâce à l’automatisation des process, la dématérialisation des documents et des échanges, la fluidification des flux logistiques ou encore le développement du travail collaboratif.
L’internationalisation des échanges de marchandises entraine l’arrivée de nouveaux concurrents qu’il faut défier et les technologies sont des moyens d’optimiser ses coûts et devenir plus compétitif. Grâce à l’automatisation, le secteur a la possibilité de réduire les coûts de camionnage de 40 à 60 % : économie de salaire, augmentation de la portée ou encore la réduction des coûts d’inventaire ou d’entreposage.

La digitalisation a connu un réel essor en 2020 dans le cadre de la crise sanitaire et la mise en place du télétravail. Les collaborateurs sont à ce jour munis et prêts à travailler dans des conditions différentes, apprivoisées durant l’année 2020. Le travail à distance a été possible et facilité pour les entreprises bénéficiant d’un système d’exploitation en ligne (SaaS par exemple) et il est temps de se calquer sur ce modèle afin de faciliter les échanges d’informations et la disponibilité des données pour les entreprises dépourvues d’un logiciel connecté.

La crise du Covid-19 a aussi participé à l’explosion du e-commerce avec une croissance de 8,1 % au 3ème trimestre 2020. Les transporteurs ont dû adapter leurs flux aux petits colis afin d’être plus rapides sans impacter les coûts de main d’œuvre ou de matériel pour autant. Cette tendance a induit le développement de robots collaboratifs (cobots) qui deviennent essentiels pour augmenter les capacités des acteurs de la Supply-Chain. Les drones, nouveaux concurrents, voient progressivement le jour et tendent à remplacer peu à peu la main d’œuvre humaine. Le drone a en effet la possibilité de livrer des petits colis sans contact et soulève moins de contraintes qu’un transport par camion.
La digitalisation présente de nombreux avantages et fluidifie le marché : gain de temps, durée de vie des équipements prolongée, optimisation du transport, mutualisation des offres…

2021 est l’année de la généralisation du commerce connecté, de l’omni-canalité mais aussi l’essor de la Smart Supply. Ce dernier relève de la maitrise de l’accès aux villes, zones d’activités et quais mais aussi de l’amélioration de la traçabilité et des processus en entrepôt. Avant la crise sanitaire, nous estimions une croissance du marché du TRM de 8 % d’ici 2030². Si cette croissance se voit diminuer lentement dû à la forte dépendance des clients et de leurs activités, la crise a induit une augmentation de la résilience des transporteurs face aux changements internationaux avec notamment la baisse du nombre de recrutement et la stagnation des prix du marché.

Pour conclure, les défis de l’année 2021 sont :

  • Consolidation du dernier km à vide
  • Développement des objets connectés
  • Digitalisation accrue de la Supply-Chain
  • Optimisation des tournées : réduction des émissions de gaz à effet de serre

1. Supply Chain Info – 2020
2. La Croix – 2019